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26 juillet 2002 |
Rencontre en Pologne |
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" Ouest France" |
5 septembre 2002 |
A la pêche aux stagiaires
polonais |


Rencontre en Pologne au bureau Solidarnosc - Branche
maritime
Participants :
Monsieur Jean-Luc DE FEUARDENT S.G.
de la Coopération Maritime
Monsieur MARILL Direction Générale
des Gens de Mer / Paris
Monsieur MELENEC Secrétaire
Général ADESPE
Monsieur JUSSAC Vice Président
ADESPE
Monsieur STACHOWIAK SOLIDARNOSC
26 juillet 2002 - SZCZECIN
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Les marins aux visas touristiques
refoulés
A la pêche aux stagiaires
polonais
Visa non conforme : les pêcheurs polonais
ont été renvoyés chez eux par l'administration. Mais d'autres
pourront embarquer comme stagiaires sur les chalutiers français.
"
Quand j'ai besoin de dix matelots, le lycée maritime ne peut
m'en proposer que deux. Et mes marins polonais ont dû rentrer
chez eux faute de permis de travail " Pour ne pas laisser
des navires à quai, Luc Blin, le président de l'Armement coopératif
malouin, a signé, hier, un accord avec Éric-Louis Mélennec,
secrétaire général de l'Association pour le développement
des échanges de stagiaires professionnels en Europe (Adespe).
Objectif, faire venir huit à dix marins polonais stagiaires
à Saint- Malo. À Boulogne, la Coopérative d'Étaples a lancé
la même démarche.
Les premières formules de recrutement ont fait des vagues
entre Paris et Varsovie. Après avoir laissé faire, l'administration
a observé que les intéressés (plusieurs dizaines) ne disposaient
que de permis de séjour touristique de trois mois. Alors que
Sangatte et l'immigration clandestine faisaient la une des
journaux, les marins slaves ont été renvoyés dans leurs foyers,
cet été. " Navrant, car les marins qui ont travaillé chez
nous ont donné toute satisfaction, regrette Luc Blin.
Et, en plus, ils étaient très sympas ! "
Une formation à la clé
Dans
la foulée, l'Adespe a organisé, à Varsovie, une rencontre
entre la coopération maritime, un administrateur français
des Affaires maritimes, les autorités polonaises et le syndicat
Solidarnosc. Avec la volonté d'appliquer à la pêche un accord
sur les échanges de stagiaires signé en 1990. Il prévoit des
séjours formateurs de 12 à 18 mois, dont ont déjà bénéficié
des métallos par exemple. Les Affaires maritimes ont ensuite
rédigé une circulaire prévoyant l'adaptation du dispositif
aux pêcheurs : le marin polonais ne vient plus seulement pour
combler les vides dans les équipages. Employé aux conditions
des marins français, il se forme aux techniques de pêche,
de commercialisation, à la pratique de la langue, l'Adespe
se chargeant du volet formation.
" Pour la Pologne, c'est l'opportunité de former les chevilles
ouvrières d'une relance de la pêche artisanale en mer Baltique
", commente Jean-Luc de Feuardent, secrétaire général
de la Coopération maritime, de retour de Varsovie. Mais, dans
la perspective de l'adhésion à l'Europe, la flotte vétuste
(400 navires de plus de 15 m et 1 000 plus petits) doit aussi
se plier à une cure d'amaigrissement imposée par Bruxelles.
Toujours au nom de la protection de la ressource. La Pologne,
dont la pêche lointaine est en ruine, proposera donc, en entrant
dans l'Europe, une main-d'oeuvre maritime abondante, qui n'aura
plus besoin de permis de séjour. Espagnols et Britanniques
s'y intéressent déjà. Auprès de ces Polonais déjà très francophiles,
la pêche française, en panne de bras, est aujourd'hui en train
de nouer des liens privilégiés.
Raymond COSQUÉRIC.
Adespe, 11 avenue Brusque, 29770 Audierne (Tél.
02 98 75 02 09).
" Ouest France" - 5 septembre 2002


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